Après une longue trêve estivale, je reprends par une question qui m’a été posée deux fois ces derniers jours : “c’est quoi le savoir-faire ?” “ça se protège le savoir-faire ?  

Le savoir-faire peut être défini par l’ensemble des connaissances techniques, organisationnelles ou commerciales, en résumé, les méthodes de travail de l’entreprise. 

Pour une entreprise industrielle, ce savoir-faire peut prendre la forme d’un cahier des charges techniques pour un sous-traitant ou de spécifications d’assemblages de pièces.  

Dans les startups du numérique, le savoir-faire peut prendre de nombreuses formes : schéma d’architecture informatique et solutions de connexions d’API, processus de collecte et d’analyse de données,  analyse des personas et des argumentaires associés… Autant d’éléments qui contribuent à la valeur de la startup. 

Comment protéger ce savoir-faire ? 

La première protection à mettre en œuvre est de le formaliser c’est à dire de le documenter et de l’enregistrer.  Si vous demandez à un de vos collaborateurs de passer 6 mois à affiner vos personas et les messages associés,  la documentation de ce travail permettra de le pérenniser dans l’entreprise même si le collaborateur quitte votre entreprise. 

La  seule  véritable  protection du savoir-faire est le secret. 

La loi sur le secret des affaires prévoit que ce type de document soit protégé à condition que des mesures raisonnables de gestion de la confidentialité aient été mises en place (cf billets n°7 et 18 sur le blog).   

La savoir-faire apparaît parfois en complément d’un brevet mais il peut aussi être un outil stratégique complémentaire d’une marque, d’un dessin et modèle, d’un algorithme…

Tout en gardant secret son savoir-faire pour un plus grand nombre, on peut tout à fait concéder des licences sur un savoir-faire sous la forme d’une franchise par exemple.